RUE DURANTIN

 

Depuis la seconde moitié du XIXème siècle et jusqu’avant la seconde guerre mondiale principalement, la rue DURANTIN était connue pour l’abondance de ses commerces : boucheries, triperies, boulangeries, épiceries et surtout de nombreux marchands et débits de vin ; plus tard, deux librairies s’y sont installées.
Elle tenait la dragée haute à la rue des Abbesses.

 

 

 

 

 

Le tracé de la rue n’apparaît pas encore dans le plan d’origine de 1450 (environ), contrairement au chemin piétonnier nommé ruelle des Behourdes (actuelle rue Burq ou Burcq, selon l’orthographe initiale) lequel est signalé dès 1376; celui-ci conduisait de la rue des Abbesses à l’actuelle rue Lepic.

 

 

                                                                                                         angle depuis la rue Burq-1903

 

La rue DURANTIN a été créée en 1672 – c’est alors un chemin de traverse – elle portera le nom que nous lui connaissons à partir de 1881 en hommage au propriétaire des terrains (**), comme le voulait fréquemment la coutume. C'est l'une des très rares rues qui ne monte pas !        

 

Ses 345 métres sont le résultat de la réunion de trois rues :

-         l’ancienne rue Durantin (entre les rues Ravignan et Garreau)

-         la rue Bastien (entre les rues Garreau et Tholozé)

-         le passage Masson (entre les rues Tholozé et Lepic)

 

         vue depuis la rue Ravignan-1905

 

 

 

Elle a connu bien des aventures et des personnages illustres qui ont marqué sa mémoire.

Le célèbre peintre espagnol Ignacio ZULOAGA – ami de Lautrec, Gauguin, Degas, Rodin et Mallarmé - y logea en 1890. Son fils Antonio (1906-1981) fut l'ami de GEN PAUL et CELINE. 


Eugène BOUDIN
habita un temps au 15 de la rue entre 1859 et 1860.

Stéphane MALLARME
, au retour du service militaire en décembre 1877, s'y installa pour un temps au 1. 

Roland DORGELES
et Francis CARCO venaient y acheter leurs viennoiseries (boulangerie, portant toujours son enseigne et devenue une garderie d’enfants, au coin de la rue Burq. Photo).


Le peintre Jacques BOUYSSOU (1926-1997), ami de Friesz, Dufy, Leprin, Kisling et Zadkine, au demeurant peintre officiel de la Marine, a réalisé une toile nommée "rue Durantin" lors d'une escale à Montmartre.

Charles MALLE  (né en 1935) a réalisé une peinture de Paris sous la neige à l'angle de la rue Durantin et des Abbesses.
 
Jean-Paul RIOPELLE 
(1923-2002), peintre renommé, a eu un atelier au 52 pendant trois ans.

Henry DELACROIX
, quant à lui, possédait le sien au 20, en 1907.

Auguste RENOIR
(1841-1919) qui occupait un atelier rue Tourlaque (Cité des Fusains) fut témoin de mariage d'un couple habitant au 1.

Georges DELAW
(1871-1938), peintre, de son vrai nom Henri Georges DELEAU, jusqu'en 1934, avait son atelier surmonté d'une grande verrière, au 20 rue Durantin. Il le quitta pour raison de santé. Il fut l'initiateur du livre d'or du Lapin Agile.

Pedro CREIXAMS
, peintre (1893-1965), possédait l'atelier situé au 48 (photo).

POZZI
, peintre et sulpteur, occupait dans la rue, un logement avec son fils horloger. L'artiste avait une particularité qui consistait à peindre, assez fréquemment, Montmartre la nuit.

Mohammed LAKHAL
, artiste peintre (né en 1967) a vécu rue Durantin, avant de s'installer à Lille.

LAUTREAMONT
(1846-1870), poète franco-uruguayen, "Les chants de Maldoror", habita au 7.

Emile BAUDOUX
, peintre, vivait au 48 en 1898.

Charles MAURIN
, peintre (1856-1914); il vivait au 1 de la rue; il peignait avec un procédé original, au vaporisateur.

G
RING
, dessinateur (Pif-Gadget, Mickey Magazine, Tintin, Télé 7 jours, France-Soir...). Après la seconde guerre mondiale, il vêcu dans une chambre de bonne, sous les toits; il avait 24 ou 25 ans. Il peignit une de ses très rares oeuvres à l'huile, vers 1950, représentant une vue sur les toits de la rue depuis sa fenêtre.

Simon DEREURE
, membre éminent de la Commune, logeait au 24; il a sa rue dans le quartier.

Le 28 mars 1860, un brevet d'invention décrivant un système de mâture pour l'hydrothérapie fut déposé par Jules THIBIERGE, commis quincailler du quartier, qui vivait au 7.

Au 20 (devenu le 22), un patron crémier vendait un « lait riche, recommandé pour les enfants malades » car à cette époque le gras était jugé curatif.

Au 12, Jo VANNA, amie intime de DAMIA, parolière et chanteuse elle-même, ouvre un bistrot dans les années 1950 "le petit tonneau"; il fermera à la mort de la propriétaire en 1984. Les anciens de la rue en parlent encore. Il était, principalement fréquenté par des travestis, des petits voyous et des belles de nuit. La chanson "chez Guitte" de Pierre Philippe, interprétée par Jean GUIDONI, évoque ce lieu particulièrement typique.

Chez LOUISETTE
, au 24, était un restaurant réputé pour la qualité de sa cuisine. Louisette avait succédé, aux fourneaux, à Madame Jean, sa tante.

L'hôtel le BOUQUET de MONTMARTRE a été ouvert sur l'ancien bar distillateur Fauvet ( fréquenté par MAC ORLAN et Paul FORT) qui était tenu pendant la seconde guerre mondiale par le père Coutant, un curieux bonhomme à l'humeur hasardeuse. On y a trouvé une oeuvre authentique d'Edouard Manet accompagnée d'une lettre du Maître, en1942, grâce à l'indiscrétion d'une certaine Monique, prostituée; elle fut vendue à un riche amateur américain.

Au 3bis, chez CLAUDE et MIMI  (photo) s'ouvrait un vrai bistrot montmartrois, une institution. En dehors des boissons d'homme, on y savourait une vraie cuisine de ménage préparée par la patronne. Aujourd'hui, même si Mimi occupe toujours le lieu, l'estaminet est fermé depuis 2004. L'intérieur est resté dans son jus, intact, témoin d'une époque où les confidences fusaient autour du comptoir. 

La LIBRAIRIE MONTMARTROISE
située au 29, était un établissement très fréquenté par les amateurs de livres rares. On y trouvait, parmi un capharnaüm invraisemblable, des ouvrages uniques signés CLAUDEL, COLETTE, SAINT EXUPERY... Bernard DIMEY (pseudonyme Zelter pour le dessin et la peinture)  y avait ses entrées et surtout des amis. Elle était tenue par André Bugnard un ancien comédien; la librairie a malheureusement fermé en 1999 (photo). 

Le ZOUAVE GOBICHON
, au 8, était un fameux restaurant éditeur et libraire qui était fréquenté par la plupart des locataires du Bateau Lavoir. C'est encore resté un restaurant.

Le PETIT MOULIN, situé à l'angle des rues Tholozé et Durantin avait la réputation d'un repaire de malfrats, dans les années 1920; Le célèbre PAPILLON y avait ses habitudes. Repris en 1950, on y servait une savoureuse cuisine qu'appréciaient les Artistes du quartier. Devenu aujourd'hui "El Molino" on y goûte des plats chiliens (photo).

La rue Durantin connut des années noires, comme tant d'autres. En mai 1931, elle fut le théâtre d'une violente arrestation d'anarchistes, dont l'un d'eux habitait au 30.
Début 1942, de nombreux logements se trouvèrent vacants, à la suite de rafles de juifs; l'immeuble situé au n°11 fut particulièrement marqué à la suite de l'arrestation (sur dénonciation) de la famille WAISBORT avec leurs trois enfants (Aline, Maurice et Reine); ils seront séparés, déportés (convoi 27 du 2 septembre 1942 pour les enfants), sans retour.


Le commissaire MAIGRET, en personne, a enquêté dans deux immeubles de la rue, à la recherche de témoins d'un crime (film Picpus de Richard POTTIER - 1942 - adaptation du roman "signé Picpus" de George Simenon, par Jean-Paul Le Chanois).


On reste au cinéma, avec l'immeuble d'époque Restauration situé au 40. Sa célèbre cour aux juifs a servi de décor à de nombreux films. Elle présente un escalier très original, à double volées (photo).

En mai 2009, cette cour et le morceau de la rue Durantin qui la dessert ont illustré le film "la rafle" de Roselyne BOSCH

 

La galerie HAMADRYADE, fondée en 2000, a été un moment un atelier d'artiste. A l'origine elle fut une triperie fort bien achalandée, avoisinant un commerce d’articles de pêche.

 

hôtel le bouquet de Montmartre-vers 1930 

 

 

 

Les commerces de bouche ont périclité à partir de la seconde guerre mondiale et depuis la fin du XXème siècle, la rue a vu venir s’installer, des créateurs, des galeries, des artisans, des architectes et quelques bons restaurants raisonnables ; elle est, à Montmartre, le pôle le plus authentiquement créatif du quartier.


La rue étant située dans un périmètre classé, les commerces anciens ont, en général, conservé leur façade, même si les activités ont changé.
C'est ainsi que des enseignes d'origine ont été, fort heureusement, sauvegardées; elles contribuent à entretenir la mémoire de la rue et du quartier.

 

En dehors des grands circuits touristiques de la butte, la rue DURANTIN offre, aux visiteurs, une originalité et une qualité rares qui en font un coin pour de fidèles habitués et ceux qui se sont vus transmettre ces adresses hors du commun (celles qu’on ne confie qu’aux vrais amis).

(cartes postales anciennes - collection privée galerie Hamadryade)


     la fête rue Durantin                                                  L'Art mural rue Durantin


    






   





        


L'air de la butte

"Allons-y sur l'air de «Ça s'est passé un dimanche, un dimanche au bord...» du ciel!...au ras des nuages, le village haut perché de Montmartre, le vrai. Pas celui du funiculaire, des hordes guidées et des tourniquets à souvenirs. Mais l'autre quartier de la colline, celui qu'empruntent les arpenteurs du passé, le coeur léger, pour crapahuter le long du tortueux chemin du Tertre…

Ici…rue Durantin, le propriétaire, en photo dans la vitrine (librairie Montmartroise), répétant une pièce de Sartre au théâtre Antoine, conserve, dans un capharnaüm sympathique, des ouvrages rarissimes signés Claudel, Colette, Saint-Exupéry..."

(Michèle Leloup – l’Express – 30/06/1994)


Rue de créateurs
"Emblématique : la rue Durantin (18 e ), située en marge du parcours Abbesses classique...est bourrée de créateurs. Comment la dénicher ? En réapprenant à se perdre dans les coins qui ne paient pas de mine."  (Nouvel Observateur-supplément Paris Obs du 21/09/08 - Morgane Bertrand).

Métamorphose

"Par rapport à des gens qui se plaignent des changements dans Montmartre, je préfère voir des boutiques (...) que des stores baissés, comme c'était le cas avant dans la rue Durantin"
(Jean-Pierre JEUNET ("Amélie Poulin"), propos recueillis par Nadine MONFILS pour Montmartre à la une" n° 24 septembre 2009)

 

Décors rue Durantin pour le film "la rafle" 



















                                                       le pittoresque en l'état
























lien, le blog de la rue Durantin:   http://ruedurantin.over-blog.com/

La rue Durantin dans la littérature


Fait rare pour être souligné, la rue est exceptionnellement présente dans d'innombrables romans, essais et biographies. La tranquillité apparente de cette voie traversante et son aspect typique d'un Montmartre authentique et préservé ont inspiré quantité d'auteurs.

Marcel AYME  dans son ouvrage "Romans Parisiens" fait fréquenter la rue à son personnage; de même, le héros de "Derrière chez Martin" (1948) y retrouvait sa compagne. De même dans "le chemin des écoliers", l'auteur note "une certaineYvette sise rue Durantin".


Jules ROMAINS dans "Amitiés et rencontres" présente l'épicier du coin de la rue Ravignan et Durantin.

Emile ZOLA qui connaissait parfaitement la rue, y fait vivre Marie dans "Nana".
Dans "la fortune d'Octave Mouret" (1882-1883) page 61, l'auteur situe son personnage féminin dans un petit appartement de la rue.
Dans "Pot Bouille" (1882), il fait vivre, dans un appartement de la rue, une idylle à ses jeunes personnages (chapitre 4).
Dans un passage des "Rougon-Macquart" les Vuillaume sont retirés rue Durantin.

Gustave FLAUBERT situe, également, l'un de ses personnages dans le lieu.

Stéphane MALLARME dans "correspondance", page 235, confirme un rendez-vous à un ami vivant au 12. Fort de son habitude et de son talent, le poète rédigea l'enveloppe ainsi: "Un habit à queue de morue / Me causant vif embarras / Lettre va pour moi / douze rue Durantin, chez Monsieur Marras".

Pierre MAC ORLAN, dans "Autour du chant de l'équipage", situe les parents du Caporal Lucien Poitrou, rue Durantin. Il évoque également la rue à propos d'un ouvrage d'Alfred DöBLIN "Alexanderplatz".

Max JACOB en 1922, pour les besoins de son ouvrage "Filibuth ou la montre en or" fait vivre une petite bonne dans un très modeste appartement de la rue.

Louis Ferdinand CELINE, dans ses ouvrages intitulés "Féérie pour une autre fois" et "Romans", situe, sur sept pages, l'action rue Durantin.

Auguste LE BRETON fait se dérouler une partie de son intrigue dans cette rue, dans "du rififi derrière le rideau de fer" (1968), page 29.

Paul DEY, en 1966, place ses personnages rue Durantin, dans son roman noir "Un meurtre qui se corse".

Les Frères GONCOURT, page 18 de leurs "Mémoires de la vie littéraire", citent la rue au sujet d'un écrivain qui y résidait.

Alain CORNEAU, le cinéaste, se souvient des essais de pellicule qu'il effectuait avec des amis dans un petit bureau de la rue; "Projection privée" page 52. 

Louise MICHEL (correspondance 1850-1904 "Je vous écris de ma nuit", page 292) fréquente le couple des citoyens Barois, résidents de la rue.

Georges GABORY
, dans son ouvrage consacré à Apollinaire, Max Jacob, Gide et Malraux, page 46, désigne l'hôtel Printania (rue Durantin) comme un lieu commun aux artistes.

Didier DAENINCKX, "La mort au bout du fil", l'assassin exécute une victime dans la rue Durantin.

Philippe ARTIERES fait vivre son personnage principal au 39; "Le livre des vies coupables" page 186.

Régine DEFORGES, dans "Lola et quelques autres", page 120, présente l'une des filles dans un petit hôtel de la rue.

Dorian PAQUIN fait curieusement remonter la rue à son personnage qui s'aide péniblement de sa canne. "Images de Pierre" (1973), page 46.

André LARUE, "Les flics" (1969), page 40, fait loger l'inspecteur Ricordeau au n°3. Ce fonctionnaire, agressé par un malfrat, avait reçu une balle dans l'abdomen qui était ressortie dans la région anale (histoire authentique).

Louis BOUSSENARD "2000 lieues à travers l'Amérique du sud", page 351, fait résider son personnage principal, rue Durantin.
De même que dans "Journal des voyages et des aventures de terre et de mer" (1884) où son héros, Jacques Arnaud, loge dans la rue Durantin.

Georges MENAGER relate en 1929 l'arrestation de Henri Charrière (le célèbre PAPILLON) dans l'hôtel situé au n°34. Ouvrage "Les quatre vérités de Papillon".

Alexandre ARNOUX confie dans son livre "Regards sur Paris" (1968) qu'il vit rue Durantin.

Georges SIMENON cite l'affaire de la rue Durantin (relatée dans "Picpus") dans "Simenon parle".

Renée BONNEAU fait enquêter des inspecteurs de police devant l'école, au bout de la partie la plus étroite, proche de la rue Lepic. "Sanguine sur la Butte" (2001).

Henri MASSIS avoue dans "Au long d'une vie" (1967) que ses yeux se sont ouverts sur Paris, depuis le balcon de son appartement de la rue Durantin.

Jacques SICLIER fait état d'un tournage d'un épisode d'une série Maigret, dont une certaine Madame Dumont vivait au 54. "La France de Pétain et son cinéma" (1981).

Germain NOUVEAU (1851-1920), poète, écrivain et dessinateur, habita au n°7 (en 1891 et/ou en 1879). Il a fréquenté RIMBAUD, avec  lequel il voyagea à Londres et VERLAINE; il fut également l'ami de Jean RICHEPIN. Après sa mort, le groupe des surréalistes publiera ses poèmes.

Le "Journal des journaux de la Commune" (1872) relate les hauts faits du fils du citoyen Weber, tailleur au n°24. Celui-ci mena de courageuses actions rue Ravignan. 

"La semaine littéraire" de 1900, page 402, ravive les souvenirs d'amis qui se réunissaient dans la chambre d'un des leurs, rue Durantin, pour fumer des pipes. 

Et quelques autres qui résident ou ont résidé dans la rue:
Jean-Louis FOULQUIER
(journaliste/animateur sur France-Inter, comédien, producteur, fondateur des Francofolies de la Rochelle).; l'immeuble situé en face de la librairie montmartroise.
Etienne DAHO (compositeur, chanteur); maison particulière avec studio d'enregistrement privé.
Olivia RUIZ (compositrice, chanteuse); tombée amoureuse du quartier et de la rue plus particulièrement.
Laurent BOUTONNAT (cinéaste-compositeur),au 29 de la rue. Il réalisa de nombreux clips pour Mylène Farmer et lui composa plusieurs titres. Il fut le réalisateur, notamment, du film "Jacou le Croquant".
Nathalie CARDONE (comédienne-chanteuse), César du meilleur espoir féminin en 1989. Disque de platine pour 750 000 exemplaires vendus de "hasta siempre" en 1999. Elle fut logée, jusqu'en 2006, chez Laurent Boutonnat au 29.
René GRABER dit "Petit Pote", vivait au 23. Il fut l'ancien Conseiller municipal de la Commune Libre du Vieux Montmartre. Il demeure dans les mémoires du quartier pour sa virtuosité à la grosse-caisse et comme Capitaine de la fanfare des Pompiers de Montmartre.

PLAN DE SITUATION DE LA RUE DURANTIN A PARIS 18ème
"http://www.les-rues-de-paris.com/script-rue-de-paris.php?Id=735"

PLAN DU MONTMARTROBUS
http://www.ratp.info/orienter/f_plan_ang.php?loc=reseaux&nompdf=montmartrobus&fm=gif

PATRONYME DE LA RUE

DURANTIN du latin DURANTINUS est une variante de DURAND ou DURANT.
Les premières traces des DURANTIN ont été retrouvées dans des manuscrits du Forez (Loire)
dès le XIIème siècle.

TEMOIGNAGE


Adrien DURANTIN, intéressé par l’origine du nom de sa famille, nous a communiqué qu’il a appris par un généalogiste que la rue a été nommée "Durantin" en hommage à son propriétaire Armand Durantin (historien et romancier francais).
A la suite de deux expulsions consécutives sous l'influence de Patrice de Mac Mahon, Armand Durantin paya la totalité de la construction du mur de la rue et la mairie de Paris nomma la rue, rue (Armand) Durantin.

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Armand Durantin
Activité(s) romancier, auteur dramatique
Naissance 4 avril 1818
Décès 1892
Armand Durantin est né le 4 avril 1818 à Senlis et mort en 1892 à Paris, est un romancier et auteur dramatique français. Auteur à grand succès, il reste connu principalement pour son roman La légende de l’homme éternel et sa pièce de théâtre Héloïse Paranquet en collaboration avec Alexandre Dumas fils.

Biographie
Célèbre en tant que dramaturge, Armand Durantin a produit en 1843, à l'
Odéon une comédie en un acte, Un Tour de Roulette, écrit en collaboration avec F. de Rieux.

Il a écrit plusieurs vaudevilles joué au Théâtre du Gymnase de 1844 à 1858, La Mort de Strafford, un drame en cinq actes en vers, joué à l'Odéon en 1849, Un mariage par procuration, Les Trois Racan, La Terre Promesse et La Femme d'un Grand Homme, en collaboration avec Raymond Deslandes, de 1848 à 1855 ; Les Viveurs de la Maison d'Or en collaboration avec Louis Monrose, en 1849 ; Les Comédiens des Solons en collaboration avec Anice Bourgeois en 1859.

Son plus grand succès a été obtenu avec Héloïse Paranquet, une comédie en quatre actes, qu'il produit anonymement sous le pseudonyme Durantin au Théâtre du Gymnase en 1866. Alexandre Dumas fils a été son collaborateur dans cette pièce.

Armand Durantin est à l'origine du nom de la rue Durantin située dans le quartier de Montmartre à Paris.

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